Ils doivent certainement en parler aux infos : depuis une semaine se tient le procès d'Oscar Pistorius, qui a tué sa petite amie l'an dernier, le soir de la StValentin... C'est dingue de voir a quel point ce procès est attendu en Afrique du Sud. Par forcément pour le fait divers en tant que tel, mais pour ce que cela pourra apporter au sujet du port des armes, et des violences faites aux femmes. Une chaine de télé a même été créée spécialement pour l'occasion, pour que les gens puissent suivre tout de l'affaire 24/24 !!! (Les medias ont -exceptionnellement- le droit de filmer le procès)
Je suis ce qui se passe via les dépêches AFP. Son avocat est un vrai connard on dirait... Et vu les témoignages des gens qui défilent à la barre, il faut espérer que la justice fera son boulot. C'est dommage que ses performances (c'est quand même un sacré champion) soient ruinées par son comportement, mais il faut avouer qu'il est complètement barré : Un jour, il a failli estropier un ami en tirant dans un restaurant. Une autre fois, il a tiré au travers du toit ouvrant de sa voiture pour se défouler. Et lorsqu'un vigile l'a appelé le soir du drame, il a dit que "tout (allait) bien"... il venait de tuer son amie Reeva Steenkamp.
Anyway. Voici une des dépêches :
PRETORIA, 04
mars 2014 (AFP) - L'avocat du champion paralympique sud-africain Oscar
Pistorius s'est attaqué mardi aux témoins-clé de l'accusation au deuxième jour
de son procès pour meurtre: des voisins qui, s'ils n'ont rien vu, ont été
réveillés par une dispute et des hurlements de femme la nuit où l'athlète a tué
son amie.
Epuisée par
quatre heures d'interrogatoire agressif et parfois humiliant, mené par l'avocat
de Pistorius, le premier témoin, Michelle Burger, une maître de conférences à
l'Université de Pretoria dont la maison est à moins de 200 mètres du lieu du
drame, a craqué et fondu en larmes.
"Quand je
suis sous la douche, je revis ses cris!", a-t-elle lâché, après avoir
décrit et répété à maintes reprises à la barre, en anglais comme en afrikaans,
les hurlements de femme "absolument pétrifiants" entendus la nuit du
drame avant quatre coups de feu.
Depuis la
veille, Barry Roux, le défenseur de Pistorius, n'a jamais cessé de mettre en
doute successivement son honnêteté, celle de son mari, l'ordre dans lequel elle
a perçu les cris et les tirs, ou encore sa capacité à distinguer une voix de
femme de celle d'un homme qui aurait pu être, selon lui, Pistorius lui-même, au
comble de l'anxiété.
Il a lourdement
insisté pour savoir si elle savait seulement reconnaître le bruit d'une arme à
feu, suggérant qu'elle aurait pu confondre les tirs avec les coups de batte de
cricket portés par Pistorius pour défoncer la porte fermée à clé des WC de sa
chambre.
L'athlète de 27
ans soutient la thèse de la méprise tragique et plaide non coupable. Il
soutient qu'il a cru à un cambriolage, et qu'il a tiré sur la porte sans savoir
qu'il tirait sur sa petite amie Reeva Steenkamp, 29 ans.
Mais si le
parquet parvient à prouver qu'il l'a tuée en connaissance de cause, il risque
25 ans de prison.
- Des voix en
colère -
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Michelle Burger
est restée stoïque, presque jusqu'au bout, face à un Barry Roux cherchant des
incohérences dans sa version, la poussant à se contredire, lui suggérant
"de prendre du recul", l'accusant de "refuser toute concession
qui pourrait bénéficier à l'accusé", reposant maintes fois les mêmes
questions, au point d'impatienter le parquet et même la juge Thokozile Masipa
qui l'a rappelé à l'ordre après un commentaire sarcastique déplacé.
"Je
m'excuse", a-t-il lâché.
La nuit du
drame, Michelle Burger a cru vivre en direct un cambriolage sanglant chez ses
voisins. Un de ces épisodes qui font que les Sud-Africains aisés vivent entre
de hauts murs hérissés de clôtures électriques ou possèdent une arme, comme
Pistorius.
Elle a même
demandé à son mari, qui a commencé à comparaître mardi et confirmé ce récit,
d'appeler le vigile de sécurité de leur complexe.
En ce 14
février 2013, en plein été austral, a-t-elle souligné, elle avait gardé les
"fenêtres ouvertes" dans sa chambre à coucher. Il n'y avait
"aucun bâtiment" entre son domicile et celui de son illustre voisin
qu'elle ne connaissait pas et "le quartier est particulièrement calme,
voisin d'une réserve naturelle".
Son témoignage
a laissé cependant une question en suspens. Outre les cris de femme "à
glacer le sang", elle a aussi entendu un homme appeler au secours.
"Vous avez
entendu un homme crier à l'aide (...) Cela n'a pas de sens qu'un homme sur le
point de tuer sa petite amie se mette à crier ainsi", a pointé M. Roux.
Barry Roux
s'est ensuite attaqué au deuxième témoin, une autre voisine, Estelle van der
Merwe, tirée du lit elle aussi par du bruit la nuit du drame.
Tétanisée par
sa comparution, au point que le parquet lui a suggéré de "se
détendre", cette voisine a raconté avoir été interrompue dans son sommeil
à 01H58 (23H58 GMT) par "des gens qui parlaient fort", trop loin pour
comprendre la conversation ou la langue utilisée mais suffisamment fort pour se
mettre un oreiller sur la tête et s'inquiéter que cela ne réveille son fils qui
avait un contrôle le lendemain à l'école.
"Ca a duré
environ une heure" et ce n'est qu'après qu'elle a entendu quatre bruits
d'explosions correspondant aux tirs, a-t-elle dit, certifiant que les voix
étaient bien celles de personnes "en colère" ou "fâchées".
"Le fait
est que vous n'avez jamais entendu personne se disputer!" cette nuit-là,
venait de lui asséner Barry Roux, hautain et intimidant.
Le procès est
prévu pour durer jusqu'au 20 mars.
bur-clr/cpb/sd AFP
041448 GMT MAR 14

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