mercredi 3 août 2016

Rattrapage

Eiiish !!! Dans deux semaines, j'aurai quitté l'Afrique du Sud. Et j'ai encore plein de choses à rattraper sur ce qu'on a fait ces derniers temps. Madikwe, Triathlon, Diego, Tornade, Blyde, Foot... Et pour commencer, notre escale au Pilanesberg, le mois dernier.

L'idée c'était de faire étape là-bas côté, à mi-chemin sur la route qui mène au Botswana et à Madikwe. On a donc passé à peine deux heures dans le parc, mais on a profité des lueurs dorées du coucher de soleil... et d'une jolie surprise.


Une maman rhino et son bébé d'à peine quelques semaines. A cet âge là, c'est vraiment mignon. Il était plutôt rigolo, à la fois effrayé et tout content de courir partout.

vendredi 3 juin 2016

L'armée des canards

Deux fois par jour, environ 1000 canards sont relâchés dans le vignoble de Vergenoegd, près de Stellenbosch. Ils sont en mission spéciale pour manger les insectes et les escargots qui festoient dans les vignes. Une manière comme une autre de réduire l'utilisation des pesticides et insecticides :)


"The special thing about the Indian runner duck is that he can take the snails (pests) from the wine stick and he can also get the eggs from the snails underground and eat it up, where you get your pesticides and you spray it, it doesn’t work underground so the Indian runner duck can get it from the ground underneath the ground and eat the eggs also,” said duck handler, Denzil Matthys. Commonly referred to as runner ducks, they help make the farm sustainable. They patrol 140 acres of vineyard, five days a week. “The Indian runner ducks are not only effective for pest control in our vineyards but they are also very, very good source of fertilizers" said David Badenhorst, the vineyard’s social media manager. In honour of the ducks’ tremendous job, the farm has a wine selection dubbed ‘Runner Duck’.  [ Merci Cathy pour le sujet :) ]

jeudi 26 mai 2016

20 years later...

Pour une fois, on va partir bien loin de la savane... Ca fait le titre du Pretoria News ce matin : une australienne originaire de Jobourg a perdu la vie le we dernier lors de sa tentative d’ascension du Mont Everest.


Maria Strydom avait déjà gravi le Denali, l'Aconcagua et le Kili donc on ne peut pas dire que c'était une débutante... (quelques articles : ici ou )  La semaine d'avant, Lynne & Noel Hanna, un couple originaire de Jobourg, est devenu le premier à réussir ensemble l'ascension du toit du monde. Respect les sudafs.

Ca ne fait que quelques semaines que les expéditions ont repris sur l'Everest. L'an dernier, suite au séisme qui a touché le Nepal, la saison d'alpinisme a été annulée. Et en 2014, après qu'une avalanche ait emporté 16 sherpas d'un coup, les tentatives étaient rares.

Cela fait déjà 20 ans que les événements racontés dans le film Everest (que je recommande vraiment) se sont produits. A l'époque, il était question d'une expédition sud-africaine justement. Je suis d'ailleurs en train de lire le bouquin que Jon Krakauer a écrit à ce sujet : Into Thin Air.

mardi 24 mai 2016

Petit rattrapage - madikwe

Pas loin de 4000 photos. En seulement 3 jours. Je vous dit pas l'éclate pour trier tout ça. Deux mois que j'y suis... Je peux donc enfin faire un petit recap illustré de mes dernières vacances dans la réserve de Madikwe, au Mosethla bush-camp (vous savez, celui où on se douche avec un seau d'eau).


Là-bas, le game-drive démarre en milieu d'aprem. Juste apres qu'un énorme orage nous soit tombé sur la tête. Dans la savane, quand ça tombe, ça tombe, et inutile de se cacher sous les arbustes... Les lions que l'on a croisés 5 minutes après être partis était TREMPES de la tête aux... pattes. J'en avais rarement vu des comme ça, avec une aussi belle crinière noire.



19h. [On a vu des trucs entre temps, hein ! Mais je vous raconte juste les choses mémorables]. Sur le chemin du retour, le guide nous avoue que la veille, depuis le camp, il a entendu un léopard chasser. Tout le monde se met donc à scruter les arbres en quête de ce félin particulièrement timide. Et juste en face de la piste d'accès au camp, que voit on ? Un zèbre, dans un arbre ! Un peu mal en point le zebre d'ailleurs... en train de se faire boulotter par le léopard :)  Ma photo est un peu pourrie (mais c'est validé quand même). On ne le verra qu'une dizaine de secondes au final, car il est rapidement descendu de l'arbre, et malgré les tentatives pour avancer en pleine broussaille, impossible de le retrouver. Les jours suivants, le léopard s'en est allé, en emportant ce qu'il restait de sa proie dans une autre cachette.


Le lendemain matin, on est tombé sur une chorale de zèbres. Avec le reste du troupeau, le papa et la maman zèbre sifflent et appellent leur petit pour qu'il vienne les retrouver.  [ et là, je me dis  " 'tain, si t'es pas un prédateur, c'est chaud dans la savane en fait..."  ]   Comme vous le devinez, le petit zèbre ne répondra pas, il est annoncé au menu du petit dej de deux guépards.  En cherchant un peu, on a trouvé les deux gros chats. L'un était en train de reprendre son souffle - celui qui vient de tuer le zebre, ça a dû se passer quelques minutes avant notre arrivée - pendant que son frangin casse la croute. Ils sont sensés inverser les rôles au bout de 10 minutes...



Sauf que là, changement de plan : une crevarde de hyène débarque et se la joue en mode "alors, ya quoi au p'tit dej ce matin ?  m'obligez pas à vous montrer qui c'est la boss, cassez vous pauvres nazes"...  et les deux guépards doivent s'en aller... C'est déjà pas très beau à voir une hyène, mais alors quand ça mange, c'est carrément immonde (ça dégouline de partout, elle fourre sa tête en entier pour aller chercher les bons morceaux et gnap gnap, en deux bouchées elle avale le coeur ;)



Dans l'aprem, on a une nouvelle fois eu droit à un orage monstrueux. Sauf que cette fois-ci, on était en voiture. Vous savez, ces fameux range-rover ouverts avec une petite toile qui sert de toit. On a carrément innondé l'intérieur du 4x4. Sur le chemin, au milieu de la tempête, on a vu un troupeau de springbocks. Ils sont malins : ils se mettent tous dos à la pluie, de manière à ne pas trop se mouiller. Et au milieu, on croise le débile du groupe, celui qui n'a rien pigé et qui se met à contre-sens :)



En rentrant au camp vers 18h, il commençait à faire tres sombre lorsque le ranger s'arrete d'un coup. Mince, on a crevé et il faut changer le pneu. OK. Tout va bien, c'est juste l'heure de la chasse, on n'y voit presque rien et on est à pied au milieu de la savane  "ne vous éloignez pas hein !" nous dit le guide. Oui, merci pour ce conseil avisé, parce qu'on distingue des trucs qui bougent pas loin. Au final en repartant en voiture, on a croisé un troupeau d'éléphants à quelques centaines de mètres !



[ il s'en est passé des choses en quelques jours ;) ]  Le soir, au camp, on entend les appels d'une ou deux hyènes qui trainent dans le coin. pour rappel, le camp est "unfenced", c'est à dire que seul un fil électrique à 2m de haut empêche les éléphants de tout retourner. Les autres animaux, eux, sont les bienvenus. Le ranger nous explique que Harry a l'habitude de venir saluer les gens dans le camp. Harry, c'est une hyène brune "pas méchante". Les bruits cessent, et on poursuit le dîner tranquillem... D'un coup, on entend des cris et des grognements juste à côté de nous. Mais alors vraiment à côté. Le ranger se lève d'un coup avec sa lampe torche à la main (oui, pour rajouter un peu plus d'ambiance il fait nuit, et le camp n'a pas de lumière, on s'éclaire à la lampe à huile).  Harry et une autre hyène étaient en train de se battre sous notre cabane !!! Avec le bruit qu'on a fait, elles se sont enfuies.

Un peu plus, tard, alors que tout le monde est parti se coucher, je regarde les étoiles en attendant que le feu de camp s'éteigne. Le ranger vient me chercher et me dit "chuuuut, tu as ton appareil ? viens vite voir..."  je fonce à la cabane récupérer mon appreil photo et je le retrouve à l'entrée du camp, en train d'apater un civet avec des gâteaux secs :)  Je suis resté là pendant au moins 15 / 20 minutes, j'ai vidé le stock de gâteaux, et le civet gourmand a fini par ramener un pote à lui !


Le lendemain, on passe une grande partie de l'aprem en compagnie des guépards. On entrevoit sur le retour un gros wild cat qui traverse, avant de suivre un troupeau de hyènes qui se rapproche de la meute de wild dogs qui vient de tuer un kudu... juste devant le chalet de deux touristes (genre à 5m). Croiser le regard d'une hyène affamée, ça vous glace le sang...



Dernière matinée dans le parc. On retourne sur les lieux du crime. Les hyènes et les wild dogs se sont fait la guerre touuuute la nuit (les deux nanas qui habitaient à côté n'ont pas fermé l'oeil)   Quand on arrive, elles sont en train de bouloter ce qui reste du Kudu. Mais les wild dogs ne se laissent pas faire. Ca se regarde, ça jappe... Et hop, les wild dogs attaquent et mordent. Ils reprennent possession de leur proie. Une hyène se croit plus maline que les autres (pourtant vu sa tête elle a VRAIMENT l'air débile) et charge. Elle réussit à embarquer au passage (la machoire des hyènes est ultra puissante, ça broie tout) un énorme bout de viande. Elle se fait immédiatement pour-chasser par le chef des wild dogs qui la mord et l'oblige à se réfugier dans une flaque d'eau. Les hyènes finiront par se barrer. C'est extra de voir ce genre de scène dans la savane.



Avant de rentrer manger, on est également tombé sur une meute de lions. Apres 5 minutes, ils se sont tous levés pour regarder en salivant un troupeau de gnous... La lionne la plus âgée a tenté son coup deux fois, mais est rentrée bredouille, sous le regard dépité des jeunes. 


Voilà, ça se passe comme ça à Madikwe. 
Pour voir l'album photo complet, c'est = par ici =

jeudi 5 mai 2016

Ukut-oulala...

Il y a 2 semaines, on a passé le week-end chez nos amis les lions, à Ukutula. Comme les lionnes prennent la pilule depuis quelques temps, il n'y avait qu'un seul bébé, nommé Lucas. Il aime bien jouer au hockey avec son caillou :


Sinon, la routine : il faisait super beau, les suricates se doraient la pilule sur le ventre, les tigres sont toujours aussi taquins et friands de mes mollets, et on a passé un peu de temps avec Fast & Furious, les deux pas-si-petits-que-ça-guépars qui ronronnent super fort. 



Et puis surtout, en fin d'aprem, on est parti en voiture dans la réserve pour voir les bébés girafes. Une fois repérées, hop, tout le monde descend et on s'approche à pied en faisant le moins de bruit possible ! C'etait génial. On était à une quinzaine de mètres, elles nous regardaient un peu intriguées. Un bébé girafe, c'est tout mini :)


Sortez vos mouchoirs. Comme c'est peut-être la dernière fois qu'on venait :(  Gill et Sparkly nous ont fait une surprise. En rentrant au lodge, ils ont arrêté la voiture au milieu de la brousse. Mais de là à dire qu'il n'y avait rien...


La fille de Gill est chef-pâtissière (et elle pâtisse drôlement bien). Elle a préparé plein de viennoiseries, meringues, gâteaux etc. et a tout installé pour qu'on prenne un copieux goûter au milieu de la savane. Franchement, on a été gâté. J'espère sincèrement qu'on pourra revenir là-bas en vacances un jour.

jeudi 14 avril 2016

Big Red Barn MTB

Breaking News : Je reprends la plume ! Ainsi que les sentiers de VTT.  Et il était grand temps, pour ne pas que le vélo (et les cuisses, faut avouer) ne commencent à rouiller. L'an dernier, en emmenant Chloé faire du ZipLine, on a découvert la "big red barn", qui propose environ 30km de pistes de VTT.

C'était la première fois que j'allais là-bas, et le coin s'avère franchement génial. THAT is what I call mountain-biking !! Certes, il n'y a pas d'animaux, mais les sentiers verts en forêt sont super chouettes à suivre. C'est un peu comme en ski : il y a un code couleur pour la difficulté, à savoir Blanc < Vert < Bleu < et Noir.


Apres un tour de chauffe, j'ai voulu suivre un peu de bleu. C'est vrai que c'est un peu plus touchy... A un 'ment donné, j'arrive face à une intersection qui propose à gauche une pente énorme avec un panneau "chicken run", et en face des fleches. Je me dis que c'est la reprise, alors plutôt que de tenter la variante pentue, je continue tout droit sur le sentier principal.

Ce que je ne savais pas, c'est que les flèches ça veut dire "attention, obstacle dangereux dans 20m"  :)  Bref, j'arrive droit sur une pente encore plus abrupte, qui déboule sur un petit pont en branchages permettant de passer au dessus d'un énorme fossé (d'en haut, ça ressemble carrément à un ravin) Et ben franchement, t'y vas pas direct. J'ai traversé le pont à pied pour vérifier qu'il était à peu près solide, et c'est seulement au troisième tour que je me suis lancé dessus. Verdict : Ca déménage !


Ce qui est bien par rapport à là où j'allais habituellement, c'est que le parc est vraiment immense : j'ai fait environ 20km, et je n'ai découvert que le quart des sentiers. Vivement qu'on y retourne.

mercredi 23 mars 2016

Comment on s'entraine ici

Want to practice your sprint training? Prenez une autruche et lancez-la à votre poursuite sur la route. Ca permet d'atteindre son meilleur chrono en un clin d’œil.


C'est ce qui est arrivé à deux cyclistes pendant qu'ils faisaient un tour du côté de Cape of Good Hope. Celui qui filme explique qu'il a vu l'autruche dans le bush sur la gauche de la route, et qu'elle a sauté sur la route pour prendre en chasse ses deux compagnons.

Dans un bon jour, une autruche peut tracer jusqu'à 70km/h , donc les cyclistes ont vraiment dû se donner à fond pour la distancer, juste avant la fin de la route. “My guess he wanted to show off in front of his girlfriend, I bet she was very impressed!”  ;)

dimanche 20 mars 2016

Back to Table Mountain

Deux mois sans nouvelles, il est plus que temps de s'y remettre. Au programme : un peu de capetown, de la rando, du vin, re du capetown, de l'escalade, des animaux, re-re du capetown (ça fait beaucoup de capetown, mais j'y ai passé pas mal de temps depuis janvier)  Et on va tout faire en vrac. 

Le backpacker où je loge propose plein d'activités, et il y en a une qui me tente depuis pas mal de temps déjà...  Table Mntn, il y a plein de façons de le faire : pour les pressés, il y a le téléphérique. Pour les sportifs, on peut enfiler des chaussures de rando (il y a même plusieurs sentiers - pattlekip gorge, skeleton gorge, et même un autre, plus "fun", mais on y reviendra plus tard...)  Et puis pour les amateurs de sensations fortes, ça se fait dans le vide, à flanc de falaise ! 

On peut en effet descendre 112m de falaise en rappel. Rendez-vous en haut de la télécabine, avec les mecs qui t'assurent pendant la descente. Perso, j'avais déjà fait de l'escalade, et j'adore ça, mais c'était il y a 15ans ! Petit briefing pour t'expliquer la technique, enfiler le baudrier et entendre les touristes intrigués au moment où tu enjambes le parapet :  "have you lost your mind ??  you're insane !! "  [ sur ce point, ils n'avaient pas complètement tord : that's INSAAANE !! ]


(Coucou, c'est moi :) Apres une quinzaine de metres en mode "zip line / accrobranche" entre les rochers, on arrive au vrai point de départ. Le mec t'accroche le descendeur (c'est un modele pro, pas le simple 8 que je connaissais) et il te sort "ok, tu vois ça ? tu es accroché par la corde de sécurité, c'est moi qui la pilote donc tu ne peux plus tomber. Maintenant, je veux que tu mettes tes pieds là, et que tu te penches en arrière..."  ben ya plus qu'à...  Forcément tu es tenté de regarder en bas, et en voyant plus de 100m de vide sous toi, tu  fais pas trop le malin  :)   Le mec continue " Great ! tu sens l'adrenaline ? c'est génial non ? tu peux lacher les mains, tu es assuré [ quand on y pense, c'est juste une sangle autour de la taille et une corde, wouhou... ]  Vas-y, lève tes mains, dis bonjour à la caméra"   Là, c'est un peu plus compliqué. Parceque même si tu as confiance, franchement, tu lâches pas direct...


(la photo n'est pas de moi, mais c'est pour illustrer le concept)  Et puis banco, on se lance dans la descente. Ca ne va pas tres vite, tu prends ton temps, et tu gagnes en confiance petit à petit. Ce qu'ils ne te disent pas, c'est qu'apres 50m, tu débouches sur une immense grotte. C'est la dernière fois que tu peux t'aider des pieds. Pas le choix, il faut le faire en mode Mission Impossible : une grande impulsion pour t'éloigner de la falaise, et tu donnes 1 à 2m de mou d'un coup, pour te retrouver en train de te balancer comme un pendule, à 60m de haut. ENORME !!! 


La fin de la descente est facile, et comme tu tournicotes, tu as une vue magique sur la mer et Lion's Head. Franchement, comme le dit le mec dans la vidéo, il faut avoir le coeur bien accroché parce que c'est super impressionnant, mais ça vaut VRAIMENT le coup :


Une fois en bas, débarassé de ton baudrier, tu retrouves le sentier India Venster qui te permet de rejoindre la plateau et la télécabine, avec une patate d'enfer.

samedi 9 janvier 2016

Happy Birthday

Ca y est : Il y a trois ans tout pile, je posais le pied sur le tarmac de l'aéroport de Johannesbourg... Ca passe vraiment à toute allure. Trois années de beau temps, de gens sympas et souriants autour de nous, de week-ends dans le bush en mode roi lion, de paysages grandioses dans la région de Capetown ou au Blyde ou dans le désert Namibien, de missions dans des pays improbables (les mecs m'envoient en Angola. Sérieux. l'ANGOLA!), et toujours ce sentiment d'avoir une chance extraordinaire : être au contact des animaux sauvages dont tout le monde rêve quand on est petit...  

Franchement, j'aurai profité à fond de l'Afrique du Sud. Oui, il nous reste encore deux/trois trucs à découvrir (aller skier au Lesotho - si ça c'est pas improbable - ou encore descendre en rappel au bord de la cascade la plus haute d'Afrique) mais ça devrait pouvoir se faire dans les... 7 petits mois qu'il nous reste !

Donc dépêchez-vous de venir ici car au mois d'Aout, en route pour de nouvelles aventures !! Le père noël du ministère est passé un peu en retard, mais il [ enfin... elle, car techniquement, c'est plutôt une mère noël ] ne s'est pas planté(e) et m'envoie à Washington DC :)  Ca permettra de continuer à gratter/valider des Etats sur la carte :


Sur ce, Bonne année tout le monde 

lundi 4 janvier 2016

Zulu

Ca pourrait être une résolution pour 2016 : lire plus. Pas sûr que je la tienne, mais j'aurai au moins bien démarré l'année puisqu'en 48h je suis venu à bout - ou plutôt j'ai dévoré - le livre de Caryl Ferey : ZULU (un film tiré du bouquin est sorti en 2013).


Que dire... à part que ça se déroule ici - en réalité à Capetown - ce qui rend ce polar tout simplement génial. L'intrigue est sombre, prenante et émouvante. Je suis resté scotché au bouquin, happé par l'histoire. La violence est omniprésente, palpable dans l’air de ce pays où grand luxe et richesse côtoient pauvreté, peur et insalubrité. Deux communautés bien distinctes où les difficultés d’intégration sont toujours d'actualité. Le souvenir de Mandela est toujours vivant, mais ce n’est qu’un souvenir... Et il doit se retourner dans sa tombe.

"Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records. Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…"