mercredi 19 février 2014

Un joyeux bordel

Si vous pensez que le rock français est mort, réduit aux singles insipides des BB Brunes, et bien, c’est que vous ne connaissez pas Déportivo. Évidemment, comme ils sont, à mon grand regret, très peu exposés dans les médias, ce n’est pas votre faute. Mais maintenant que je vous ai mis au courant, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas répandre la bonne parole. Il faut faire quelque chose, je ne sais pas, descendons ensemble dans la rue hurler à la gueule des passants que Déportivo, ça dépote grave!


Jeudi 6 février, j’étais à la Cigale (merci petite soeur :), et franchement j'avais rarement vu une salle aussi déjantée. Début de soirée, installé devant la scène, serré contre des gens que je ne connaissais pas, mais qui durant quelques heures allaient être comme des amis, complices et solidaires, j’étais bien, impatient de foutre un joli bordel avec eux. Oui, parce qu’une date de Déportivo, c’est de l’implication de la part du groupe, ça c’est peu de le dire, mais aussi de la part du public, invité à monter sur scène pour danser, slammer et… faire des bisous aux musiciens. La générosité d’un concert de M et l’énergie d’un set de Nirvana.


Des grosses guitares qui tachent, une voix tantôt éraillée tantôt charmante, un batteur et un bassiste qui déchirent tout, un guitariste qui en jette, bref, de la bonne musique, vivante et sincère, oscillant entre « garage » brut et pop travaillée. Une setlist intelligente, globalement bourrin, dans laquelle quelques ballades se glissent pour nous permettre de respirer. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et puis surtout, on se sent à la maison (en même temps, j'étais de retour en France...) Alors n’hésitez vraiment pas à aller les voir, ils sont actuellement en tournée. = Pour les photos, ça se passe ICI (credit MusicLab)=

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