dimanche 15 décembre 2013

Zim Zam Bots

Allez, c’était la dernière de l’année. Je reviens tout juste de mission à Harare, au Zimbabwe. Niveau boulot, ça s’est super bien passé. Les collègues étaient très sympas, l’ambass aussi d’ailleurs. Tellement cool qu’il nous a invité à manger chez lui jeudi soir, en mode « casual ». C’était super bon, et... j’ai même testé la piscine !!!


Malheureusement, toutes les missions ne peuvent pas se passer comme au Botswana, en Zambie, ou à l’île Maurice... Donc à part ça, le Zimbabwe, c’est pas très rigolo comme pays. Il y a des coupures d’électricité et d’eau 5h par jour (ça devient vite saoulant). Il y a aucun feu qui marche 24h/24, les lampadaires sont allumés le jour et éteints la nuit, les routes sont inondées dès qu’il se met à pleuvoir, et tout part en live... L’endroit rêvé pour des vacances.



En plein milieu du centre ville, lorsque l’on passe d’un quartier à un autre, on croise des espaces sans rien. Des champs à l’abandon, avec des vendeurs de fruits/legumes au bord de la route. D’autres ont installé un mini-stand pour vendre deux paquets de clopes entamés, un pack de lessive, quelques bonbons et des vêtements. Il y a une énorme crise (sanitaire entre autres) à cause de l’eau polluée. Lorsque l’on voit les déchets qui s’amoncellent un peu partout, c’est vrai que c’est pas sexy du tout.




J’ai vu je sais plus trop où que le Zimbabwe était la deuxième économie la plus pire du monde. Alors c’est pas vraiment étonnant que rien ne marche dans ce pays. Du coup, les billets zimbabwéens, c’est une grosse blague.


Ils en font de 100.000.000.000.000 $   (100.000 milliards de dollars !!!)   En ville, on croise des pans de mur entiers sur lesquels sont collés plein de billets. Au début je pensais que c’était des faux. Que dalle ! C’est juste moins cher d’imprimer un poster ou une affiche sur des billets que sur du vrai papier.


Petite anecdote : un des collègues a eu un accident. Rien de bien méchant, mais pour éviter de se faire racketter à l'amiable, il a prévenu les gendarmes par téléphone pour qu'ils viennent faire le constat. « OK, on arrive de suite ». Et il patiente... 15min, 30min... Au bout d’1h, il rappelle, pour voir ce qu’il se passe. Et là on lui explique qu’il doit venir chercher les flics lui-même car ils n’ont pas de bagnole pour se déplacer.

Enfin bon, je suis pas resté longtemps. Et même si Harare c’est un peu galère, il y a quand même des choses sympas à faire au Zimbabwe (les chutes victoria, la région des Mana Pools...)  Surtout, j’ai eu la chance d’être surclassé dans la suite la plus classe de l’hôtel !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire