J'ai donc passé une petite semaine dans ce délicieux pays qu'est l'Angola. Le voyage en avion est plutôt sympa, en Afrique australe il n'y a pas beaucoup de nuages, donc on peut voir le sol quasiment en permanence : c'est savaneux (ah tiens, ce terme n'existe pas), et parfois UNE route, immense, file à perte de vue.
Une fois sur place, c'est déjà nettement moins sexy. En ville, il y a des candongueiros partout, ces taxis bleus blindés de monde ou de marchandises ou les deux, qui déboulent à toute allure. Avouons qu'à part la grande avenue du bord de mer, la ville a l'air assez en bordel.
Mon hotel ne paye vraiment pas de mine. Il est caché
(c'est le mot qui convient) au second étage d'un petit immeuble, coincé
dans un renfoncement, et dans le corridor étroit qui mène au Hall d'entrée, des mamans vendent des fruits et des légumes. L'un des chefs de l'ambassade habite dans un immeuble adjacent tout pourri lui aussi. Il loue un 40m² rustique dans lequel il n'a parfois pas d'eau ni d'électricité pendant 3 ou 4jours... Le loyer : 3800$ !! Wahou, ça fait rêver. Mais j'ai de la chance, j'ai très bien dormi, aucune coupure d'électricité, et il y avait toujours de l'eau. Tellement, que ma chambre a innondé dès le deuxième jour :)
La guerre a laissé des cicatrices, et à entendre parler les collègues de l'ambassade, tu risques de te faire "tronçonner mitrailler étrangler" dès que tu sors (j'écoute La Ruda pour ceux qui reconnaîtront). En fait, Tof m'a fait découvrir quelques restos et bars plutôt sympas d'où on a une superbe vue sur le port. Petits gateaux et caipirinhas "preta" étaient au rendez-vous, et j'ai finalement passé une très bonne semaine. La prochaine fois, on retourne
On peut quand même faire de jolies photos...



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